Adieu « MyFamily », la grande tragédie généalogique des routeurs Tor
La suppression d'une simple ligne de code pour un groupe de serveurs s'est transformée en drame shakespearien sur une liste de diffusion. Le réseau s'écharpe pour savoir comment abandonner proprement ses vieux démons.

C'est l'histoire d'un divorce difficile au sein de la grande famille de l'oignon. Un développeur enthousiaste a récemment annoncé la sortie d'une nouvelle version de son outil d'automatisation pour serveurs, s'accompagnant d'une décision radicale : l'élimination pure et simple du support de la fonction historique « MyFamily ». Après tout, la dernière version du logiciel de routage qui exigeait cette déclaration de parenté a officiellement atteint sa date de péremption. Logique implacable pour les uns, crime de lèse-majesté pour les autres.
Mais dans cette communauté férue de technique, on ne jette pas un vieux protocole aux orties sans un débat d'une exquise minutie. Plusieurs voix se sont rapidement levées pour exprimer leur désarroi face à ce grand ménage de printemps précipité. Le problème ? Retirer cette option de manière aussi brusque risquerait de nuire silencieusement aux utilisateurs un peu trop attachés à leurs vieilles habitudes et qui n'ont pas encore mis à jour leurs machines. Entre la volonté d'aller de l'avant et la peur de laisser des naufragés numériques sur le carreau, l'ambiance est aux négociations serrées sur l'art et la manière de briser la compatibilité.
Certains intervenants suggèrent qu'il vaudrait mieux une bonne vieille cassure franche et documentée qu'une mise à mort sournoise par le vide. D'autres rappellent sagement qu'une période de transition permet traditionnellement de prévenir les partenaires et de faire passer la pilule en douceur. En attendant que les autorités du répertoire se mettent d'accord sur le sort réservé aux rebelles du code, la saga des familles disloquées continue d'animer les discussions avec un sérieux qui force le respect. Comme quoi, même dans le monde de l'anonymat informatique, les histoires de famille finissent toujours par attirer la grande foule.


