Dernière minute : Internet était déjà bizarre. Nous avons trouvé son sous-sol.
Édition du Prix : votre curiosité · Météo : brumeuse sous Tor
Votre collection secrète

Mes favoris

Pour conserver des pépites et les retrouver dans votre coin d’ombre, vous devez d’abord vous connecter ou créer un compte anonyme.

Salle des machines

Tableau de bord

Collecteurs, publications et activité du tunnel, sans retirer leur cagoule aux lecteurs.

Chargement des dossiers confidentiels…
Courrier interne

Messagerie

Les messages envoyés depuis le formulaire de contact arrivent ici, sans passer par une adresse mail.

Chargement de la sacoche…
Promesse éditoriale

Charte éditoriale

Notre petite constitution du tunnel : drôle, curieuse, mais pas irresponsable.

Ce que nous cherchons

Des curiosités légales, absurdes, rétro, scientifiques, mystiques, inutiles ou franchement étonnantes. Le but : raconter l’étrangeté accessible sans transformer le journal en notice de mauvaise idée.

Ce que nous refusons

Marchés illégaux, données volées, violence, exploitation, incitation à frauder, tutoriels dangereux et contenus qui n’ont rien à faire dans un journal comique fréquentable.

Vérification

Chaque publication doit s’appuyer sur une page observée, une archive ou une source consultable. Les outils d’IA peuvent aider à résumer ou traduire ; ils ne doivent pas inventer le sujet.

Corrections

Une erreur peut arriver, même à un oignon très concentré. Les demandes de correction passent par la page Contact et sont relues par la rédaction.

Parler à la rédaction

Contact

Pas d’e-mail public : votre message tombe directement dans la messagerie interne de la rédaction.

Vous pouvez rester anonyme. Si vous voulez une réponse, laissez un moyen de contact dans le champ prévu.

Logiciels et open sourceProjet plus ambitieux que nécessaire

Arti, ou comment réécrire Tor en Rust sans perdre ses cheveux

Le vénérable réseau Tor s'offre une cure de jouvence en confiant son code historique au langage Rust. Une réécriture intégrale qui promet d'éviter bien des sueurs froides aux développeurs.

Coulisses d'Internet
Publié le 25/10/2026 à 06:59 · Rédactrice en chef
Image à la une du site Arti, ou comment réécrire Tor en Rust sans perdre ses cheveux

Il fut un temps où le vénérable logiciel Tor reposait paisiblement sur un bon vieux code en C, taillé dans le roc et forgé à l'ancienne. Mais le temps passe, les failles s'accumulent, et le projet officiel a décidé de prendre le taureau par les cornes en réécrivant entièrement l'infrastructure dans un langage bien plus strict : le Rust. Baptisée Arti, cette nouvelle mouture ambitionne de remplacer progressivement l'ancêtre tout en offrant une modularité inédite aux petits petits camarades du développement. La documentation officielle nous expose ainsi les trois grandes voies pour intégrer cette merveille technologique dans nos applications. La première méthode, évidente pour les puristes, consiste à plonger directement les mains dans le cambouis via l'API Rust native. Pour les irréductibles allergiques à ce langage, des enveloppes FFI personnalisées permettent de faire le pont avec d'autres environnements sans perdre sa santé mentale au passage. Enfin, une interface par appels de procédures distantes (RPC) est également évoquée pour les architectures plus complexes, même si elle se fait encore un brin désirer.

Derrière ce chantier pharaonique se cache une ambition noble : éliminer par design une bonne moitié des vulnérabilités historiques qui ont empoisonné le vénérable client C au fil des décennies. Le C, c'est un peu comme bricoler une étagère en bois vermoulu avec des allumettes ; le Rust, c'est un ingénieur maniaque qui vérifie chaque vis trois fois avant de vous laisser entrer dans la pièce. Grâce à cette rigueur mathématique, le code gagne en lisibilité tout en coupant l'herbe sous le pied des erreurs de mémoire les plus vicieuses. Les concepteurs insistent lourdement sur ce point : l'architecture modulaire d'Arti a été pensée dès le départ pour être intégrée facilement dans des applications tierces, bien loin du bloc monolithique originel qui jouait les proxys SOCKS solitaires dans son coin sombre.

Bien entendu, tout cela ne transforme pas le quidam en agent secret du jour au lendemain, mais cela témoigne de la vitalité de l'écosystème open source face à la complexité croissante des réseaux. Pendant que certains s'écharpent sur des protocoles fumeux, d'autres nettoient patiemment les tuyaux par lesquels transitent nos précieuses données anonymes. Le Courrier de l'Oignon salue cette quête de propreté logicielle, en espérant toutefois que les développeurs n'oublieront pas de s'accorder une petite pause café entre deux compilations de bibliothèques. Après tout, même le code le plus sécurisé du monde ne remplacera jamais un bon vieux redémarrage de box internet quand tout va de travers.

Adresse .onion observée
http://hjirlp6fu47kox4cnede4zlvaeq672bibss3oxgmsnsc5mdxygqshbqd.onion/integrating-arti/
Chronique régulière des forums

Les questions du sous-sol

Nos reportages dans les forums publics et, lorsqu’un véritable échange le permet, les questions les plus improbables accompagnées de ce que les réponses disent réellement — sans pseudonymes ni invention.

Deux faits par jour, pas un de plus

Tous les « Le saviez-vous ? »

Les petites choses vraies qu’il était absolument indispensable de connaître sur Tor, le Dark Web et leurs coulisses — avec juste assez de sarcasme pour les faire passer.

La vidéo du tunnel

Toutes les vidéos

Les séquences validées par la rédaction : curiosités légales, archives fréquentables et bizarreries suffisamment sages pour sortir avec un gilet réfléchissant.

Les réclames qui ont raté leur train

Les petites annonces d’outre-temps

De véritables annonces anciennes sorties des archives, débarrassées de leurs coordonnées personnelles et accompagnées du commentaire parfaitement nécessaire de la rédaction.