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Logiciels et open sourceProjet plus ambitieux que nécessaire

Ashigaru : quand le fantôme du portefeuille s'habille en fantassin féodal

Né sur les cendres d'un portefeuille aux abois, ce projet open source débarque avec un nom de fantassin japonais et des outils de furtivité absolue. De quoi transformer chaque transaction en exercice de haute voltige féodale.

Technologies disparuesCoulisses d'InternetProjets obsessionnels
Publié le 11/10/2026 à 21:01 · Correspondant spécial : un proxy SOCKS
Image à la une du site Ashigaru : quand le fantôme du portefeuille s'habille en fantassin féodal

Il fut un temps où gérer ses petites affaires sur la blockchain relevait de la simple promenade de santé, du moins jusqu'à ce que la justice américaine ne vienne gentiment rappeler aux fondateurs de Samourai Wallet que le vent pouvait tourner. Face au vide intersidéral laissé par la disparition subite des serveurs et des équipes, une nouvelle cohorte s'est levée, adoptant le nom d'Ashigaru. Ces fantassins des temps modernes, s'inspirant de ces guerriers de humble origine qui s'armaient par nécessité, ont décidé de reprendre le flambeau du code libre et de la confidentialité à tout prix.

Le site nous expose un catalogue de fonctionnalités qui fera frémir d'aise les paranoïaques du coin de rue numérique. Entre les bains de foule de pièces via Zerolink, le routage par oignon pour joindre son nœud Dojo et un mode furtif astucieux déguisant le portefeuille en application totalement anodine sur votre écran d'accueil, tout est pensé pour brouiller les pistes. Même l'avatar fait un clin d'œil appuyé à une esthétique de Pepehash pour les codes de paiement réutilisables, prouvant qu'on peut manier la cryptographie lourde tout en gardant un sourire en coin.

L'ambition affichée est simple : permettre à quiconque de vaquer à ses occupations commerciales sans se faire ausculter par le premier observateur de blockchain un peu trop curieux. Le projet revendique haut et fort une licence libre GNU GPL v3 et s'appuie sur des briques de code existantes pour assurer sa pérennité. Reste à savoir si ces chevaliers de pacotille féodale réussiront à traverser les tempêtes réglementaires sans finir par croiser le fer avec les autorités qui avaient précisément poussé leurs lointains ancêtres logiciels vers la sortie.

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