Cinq jours pour coder, dessiner et suer sous oignon
Le Projet Tor convie sa communauté à une semaine de hack intense où l'on peut coder, analyser des données ou carrément dessiner des bandes dessinées. Une belle occasion de transpirer collectivement pour la liberté sur Internet.

Avis aux amateurs de claviers qui cliquettent et de nuits blanches sous protocole cryptographique : le Projet Tor a récemment organisé sa grande semaine de hack en ligne. L'événement, pensé pour durer cinq jours, invite la communauté à se serrer les coudes virtuels pour mener à bien des projets aussi divers que variés. Point besoin d'être un génie du code brut, puisque la joyeuse assemblée accepte également les artistes capables de pondre des bandes dessinées explicatives sur les subtilités de l'oignon. Tout commence par une phase de propositions où chacun peut soumettre son idée, du système de compilations reproductibles jusqu'au langage Rust, en passant par des analogie bédéesques.
Le déroulement de cette semaine pas comme les autres obéit à une rigueur militaire, version militante du logiciel libre. Le lundi, les porteurs de projets présentent leurs ambitions lors d'une grand-messe en visioconférence sur Big Blue Button. Les participants curieux peuvent alors découvrir les objectifs, poser leurs questions et s'inscrire sur des carnets partagés pour prêter main-forte à l'équipe de leur choix. S'ensuivent cinq jours de labeur intensif, ou tout le monde s'organise entre canaux IRC et dépôts de code pour faire avancer le schmilblick numérique avant l'échéance fatidique du vendredi.
Du côté des participants, l'entraide est de mise pour guider les néophytes un peu perdus face à tant d'effervescence technique. On explique avec patience qu'il suffit de reluquer la liste des projets, de choisir sa chapelle et de rejoindre la bonne salle virtuelle pour participer au grand raout. La semaine s'achève par une session de démonstrations en fin de parcours, histoire de présenter le fruit de ces efforts collectifs.
Au « Courrier de l'Oignon », nous saluons cette magnifique initiative qui prouve que l'on peut passer une semaine entière à compiler du code sans pour autant oublier de dessiner des petits fanzines. C'est tout de même plus réjouissant que de remplir ses impôts en ligne, et nettement plus constructif pour l'avenir de la vie privée.

