Comment apprendre Go en râlant contre les robots
Un développeur aguerri s'est mis en tête d'apprivoiser le langage Go tout en testant la pertinence réelle des assistants textuels. Entre scepticisme salutaire et traque de paquets fantômes, le numérique moderne garde heureusement son lot de méfiance.

Au Courrier de l'Oignon, nous aimons les expériences qui sentent la sueur de clavier et le café tiède. Un développeur aguerri a décidé de documenter sa longue marche vers la maîtrise du langage Go, en réécrivant de vieux projets tout en s'autorisant quelques incartades auprès des intelligences artificielles du moment. Loin des discours béats ou des prophéties de comptoir sur la fin programmée des codeurs, le carnet de bord pose des balises de bon sens : l'ordinateur peut aider, mais il a surtout une fâcheuse tendance à inventer des fonctions qui n'existent nulle part.
L'auteur raconte ainsi comment il a rapidement banni l'autocomplétion en direct, jugeant l'outil aussi subtil qu'un marteau piqueur lorsqu'il s'agit d'intégrer de nouvelles structures syntaxiques. Pourquoi ? Tout simplement parce que la mémorisation musculaire des doigts sur le clavier reste le meilleur moyen d'éviter de produire du code abscons. En revanche, poser des questions ciblées sur l'idiomatisme d'une fonction ou demander une relecture critique s'est révélé moins absurde que prévu, à condition d'aborder la machine avec un œil de lynx et un paquet de pop-corn.
Le point le plus croustillant de cette exploration demeure la chasse aux « paquets fantômes » suggérés par les modèles génératifs, un piège redoutable où des bibliothèques inexistantes sont recommandées à tour de bras. Le rédacteur rappelle fort heureusement que la bonne vieille documentation officielle et les bons vieux livres en papier n'ont pas encore fini de nourrir les neurones humains. Bref, une lecture rafraîchissante qui prouve que l'on peut utiliser des technologies futuristes tout en conservant l'esprit critique d'un vieux bourru.


