Des histoires étranges venues du XIXe siècle pour frissonner en bonne compagnie
Le Courrier de l'Oignon a fouillé les vénérables étagères numériques pour exhumer un recueil de nouvelles de 1890. Entre momies et observations scientifiques de fantômes, le frisson victorien n'a pas pris une ride.

Dans les recoins de notre grande bibliothèque planétaire, certaines vieilles poussières ont un parfum délicieux d'arctan, de naphtaline et de mystère. Notre rédaction est tombée nez à nez avec une perle littéraire tout droit sortie de l'année 1890 : un recueil intitulé « Strange stories » signé par l'infatigable Grant Allen. Oubliez les thrillers modernes aux rebondissements prévisibles, ici nous voguons en pleine époque victorienne, là où l'on prenait le temps de s'angoisser convenablement dans des salons tapissés de velours rouge.
La table des matières à elle seule promet des soirées hautement divertissantes. On y croise des titres évocateurs tels que « My New Year's Eve among the mummies », qui pose les bases incontestables d'une fête de fin d'année réussie mais légèrement confite, ou encore de mystérieuses observations scientifiques menées tambour battant sur un authentique fantôme. Sans oublier le révérend John Creedy, dont les aventures n'ont sûrement rien à envier à nos séries fantastiques actuelles, si ce n'est un soupçon de corset en prime.
Ce magnifique vestige papier, numérisé par l'Université Emory et mis à disposition du public, témoigne de cette grande époque où l'on aimait se faire peur avec élégance. Les couvertures illustrées d'origine, joliment répertoriées sous l'étiquette des « yellowbacks », rappellent que nos ancêtres savaient déjà comment emballer le suspense avant de le vendre à la criée. C'est l'occasion rêvée de replonger dans un passé où le surnaturel s'invitait poliment au coin du feu, sans demander l'avis du comité d'éthique.
Inutile de vous ruer sur votre carte bancaire ou de chercher une quelconque application mobile dernier cri : cet artefact historique est totalement gratuit et disponible en accès libre. Vous pourrez ainsi méditer tranquillement sur la nature de l'âme humaine, ou tout du moins sur la solidité des bandeaux cartonnés de l'éditeur Chatto & Windus. Une lecture idéale pour vos futures soirées pluvieuses, loin du tumulte numérique et des algorithmes un peu trop prévisibles.


