Des monstres en métal et des inventeurs dépassés : quand Edmond Hamilton s'installe sur Tor
Le Courrier de l'Oignon a déniché une lecture audio de 1926 où des robots géants se rebellent contre leur créateur. Une plongée délicieusement rétro dans la science-fiction d'antan.

Parfois, le réseau Tor ne sert pas qu'à dissimuler des secrets d'État ou à refaire le monde autour d'une tasse de café virtuel. Il permet aussi de tomber nez à nez avec des pépites patrimoniales un brin rouillées, tout droit sorties des archives de l'Internet. Aujourd'hui, notre radar à curiosités s'est arrêté sur une découverte littéraire qui fleure bon le papier jauni et l'huile de moteur : l'enregistrement audio de la nouvelle *The Metal Giants*, signée par le maître de la science-fiction pulp Edmond Hamilton.
Publié à l'origine dans les pages du vénérable magazine *Weird Tales* en décembre 1926, ce récit nous replonge dans une époque où l'intelligence artificielle n'était encore qu'un fantasme de savant un peu trop ambitieux. La prémisse est d'une efficacité redoutable : de gigantesques monstres en métal sèment la terreur à travers tout le pays, illustrant le grand classique indémodable du créateur dépassé par sa propre créature. Bref, un bon vieux monstre de Frankenstein version ferraille qui refuse d'obéir aux ordres de son inventeur.
Heureusement pour nos oreilles fatiguées des algorithmes modernes, cette version audio mise en ligne via le projet LibriVox et lue par Ben Tucker nous offre un moment suspendu dans le temps. Avec une durée totale d'un peu plus d'une heure répartie en neuf chapitres, c'est l'accompagnement idéal pour vos longues soirées d'hiver à fuir la surveillance mondiale. Le tout est disponible en téléchargement libre et sans aucune autre arrière-pensée que de frissonner devant des automates belliqueux.
Au Courrier de l'Oignon, nous saluons cette initiative de préservation numérique qui prouve qu'un vieux fichier MP3 hébergé au fond d'une archive a parfois bien plus de charme qu'une superproduction hollywoodienne. Nul besoin de chercher des conspirations extraterrestres quand de simples géants mécaniques suffisent à nous rappeler que l'humanité a toujours adoré construire des machines pour le seul plaisir de les voir tout casser. À vos casques, et bon courage aux inventeurs malchanceux !


