Empiler les proxys comme des poupées russes pour tromper les Captchas
Pourquoi faire simple quand on peut enfiler les couches de réseau comme un oignon géant ? Un guide technique s'attaque au casse-tête des Captchas.

Dans le monde merveilleux des tuyaux du Web, certains estiment qu'un simple tunnel de navigation ne suffit plus à rassasier leur soif de complications. Le site « Oil and Fish » propose ainsi de marier un pré-proxy, le réseau Tor et un post-proxy dans une danse technique de haute voltige. L'objectif avoué de cette acrobatie logicielle ? Éviter que les sites web ne plissent les sourcils en voyant débarquer une adresse IP de nœud de sortie Tor, épargnant ainsi aux internautes la torture moderne consistant à identifier des feux tricolores sur des images floues.
La méthode, testée sous Debian avec un zeste de Shadowsocks, transforme votre bécane en véritable gare de triage numérique. Le trafic commence par voyager masqué avant de faire un détour par Tor, puis de ressortir par un autre proxy pour faire bonne mesure. Le rédacteur prévient toutefois avec sagesse que cette tour de Pise numérique alourdit le trafic et multiplie les points de défaillance. Ce n'est pas une baguette magique pour devenir un fantôme numérique, mais plutôt une excellente excuse pour passer des heures à éditer des fichiers de configuration en JSON.
Entre deux lignes de commande apt update et quelques sueurs froides sous GNOME, l'exercice rappellera aux plus nostalgiques l'art délicat de se nouer les lacets ensemble avant de courir un 100 mètres. Les auteurs concèdent d'ailleurs que si votre fournisseur d'accès bloque l'accès aux outils officiels, le bon vieux courrier électronique reste une option pour obtenir de l'aide. De quoi méditer sur notre dépendance aux machines et sur l'abnétration de ceux qui refusent obstinément de cliquer sur des puzzles pour prouver qu'ils sont humains.


