Frissons garantis sous le manteau numérique avec Edith Birkhead
Le Courrier de l'Oignon a déniché une étude littéraire de 1921 dédiée aux frissons gothiques. De quoi frémir savamment sans quitter son navigateur.

Au détour d'un couloir numérique que l'on imaginerait volontiers hanté par des spectres en binaires, nos équipes ont mis la main sur une trouvaille littéraire des plus réjouissantes. Il ne s'agit pas d'un sombre manifeste révolutionnaire ni d'un plan pour s'emparer des réserves d'or mondiales, mais bien d'un ouvrage académique publié en 1921 par Edith Birkhead, sobrement intitulé « The tale of terror; a study of the Gothic romance ». Une lecture idéale pour les amateurs de vieilles pierres, de châteaux écossais en ruine et de fantômes mélancoliques.
Hébergé sur les vénérables serveurs de l'Internet Archive, ce pavé d'un autre siècle décortique par le menu la genèse et les rouages du roman gothique. On y apprend comment nos aïeux aimaient à se faire peur avec des histoires de spectres et de malédictions familiales, bien avant que le cinéma d'horreur ne vienne perturber leurs douces nuits. Le site propose d'ailleurs une myriade de formats de téléchargement, allant du PDF au bon vieux fichier texte, histoire de satisfaire les bibliophiles les plus exigeants de la Toile sombre.
Le plus savoureux dans cette affaire reste le contraste saisissant entre la modernité des protocoles d'anonymat utilisés pour y accéder et l'extrême poussière académique du contenu. Voilà enfin une saine occupation pour vos longues soirées d'hiver, loin des turbulences du monde moderne. De quoi briller en société en expliquant par A+B que le frisson littéraire moderne doit tout à des chercheurs de 1921 qui prenaient le temps d'analyser chaque soupir de fantôme avec une rigueur toute britannique.


