Journal d'un robot autoproclamé et réfractaire au JavaScript
Entre guides OpenBSD et aversion assumée pour les scripts de navigateurs, ce site personnel cultive l'art du web d'antan avec panache. Un journal de bord minimaliste qui refuse le bruit du web moderne.

Sur le réseau Tor comme en clair, certains irréductibles continuent de concevoir des sites web à l'ancienne, rappelant une époque où Internet ne ressemblait pas à un panneau publicitaire géant. C'est le cas de Marius, un espace personnel et non commercial qui documente avec une précision maniaque des sujets aussi variés que les claviers ergonomiques, la configuration de serveurs IRC sur OpenBSD, le matériel minimaliste et les systèmes d'exploitation mobiles axés sur la vie privée. Ici, pas de poudre aux yeux ni de traqueurs publicitaires, mais de véritables carnets de route pour geeks patients.
Ce qui distingue particulièrement cette petite capsule temporelle numérique, c'est son traitement radical du JavaScript. Le site s'amuse à afficher des messages parfaitement absurdes dans l'onglet du navigateur dès que l'utilisateur quitte la page des yeux, une parade excentrique pensée pour encourager la désactivation globale de ce langage. L'auteur, qui s'amuse à citer les captcha de Google et Cloudflare pour affirmer qu'il est probablement lui-même un robot ou un LLM rebelle, assume pleinement le côté artisanal de sa démarche et invite à ne jamais faire aveuglément confiance aux contenus publiés sur Internet.
Loin des plateformes surchargées d'intelligence artificielle et de contenus superficiels, le journal propose également des réflexions sur le choix de restreindre certains articles aux réseaux anonymes non pas pour fuir les autorités, mais pour filtrer les lecteurs trop pressés. Une manière originale de redonner de la valeur à la lecture lente et aux projets techniques documentés avec soin, sans autre prétention que de partager des passions de l'ère numérique.


