Le ciné-club familial des années 40 où l'on assassine avec le sourire
Un bénéreux donateur a mis en ligne une collection de films noirs du milieu du siècle dernier. Une anthologie pleine de crimes et de romance qualifiée de divertissement familial.

Amateurs de pénombre enfumée, de détectives désabusés et de machinations diaboliques aux accents de jazz, réjouissez-vous ! Un généreux contributeur de l'Internet Archive a décidé de combler un vide existentiel fondamental en regroupant une anthologie de films noirs des années 1940 et 1950. On y croise des studios prestigieux comme Columbia, Paramount ou RKO, pour le plus grand bonheur des cinéphiles en mal de chapeaux feutrés et de drames en noir et blanc.
Ce qui rend cette trouvaille particulièrement savoureuse, c'est l'argument marketing audacieux brandi par son uploadeur : ces joyaux cinématographiques tournant autour du meurtre, du crime et du mystère seraient des œuvres « que vous pouvez regarder avec vos enfants ». Rien de tel qu'un bon vieux complot machiavélique et un cadavre dans un penthouse pour resserrer les liens familiaux un dimanche pluvieux, entre deux tasses de chocolat chaud et une discussion philosophique sur la peine capitale.
La collection comprend des pépites telles que « Ellery Queen's Penthouse Mystery », « Midnight Manhunt » ou encore « Secret Beyond the Door ». Le tout est généreusement versé dans le domaine public, l'auteur de la mise en ligne précisant avec une humilité rafraîchissante qu'il ne tire aucun profit financier de cette opération. Il s'agit simplement de partager l'amour du suspense d'époque avec les générations présentes et futures, en espérant que les ayants droit potentiels ne viendront pas gâcher la fête.
Pour les curieux désireux de s'immerger dans cette ambiance de parloirs sombres et de femmes fatales aux répliques ciselées, le téléchargement est ouvert. C'est l'occasion idéale de redécouvrir une époque où la menace planait à chaque coin de rue, mais où la morale finissait toujours par triompher, sous le regard bienveillant de la censure de Hays et, apparemment, de toute la maisonnée.


