Le feuilleton radiophonique d'outre-tombe débarque sur vos ondes
Amateurs de suspense radiophonique d'un autre siècle, réjouissez-vous : les archives de Relic Radio ressuscitent les frissons de jadis sur le réseau Tor. Entre comédies poussiéreuses et fictions angoissantes, le passé radiophonique n'a jamais aussi bien grésillé.

Au détour d'une promenade contemplative dans les catacombes numériques du Web profond, nos détectives du Courrier de l'Oignon sont tombés nez à nez avec une capsule temporelle auditive du plus grand intérêt. Il s'agit d'une page d'archive dédiée au projet Relic Radio Show, qui compile depuis 2007 des dizaines de dramatiques radiophoniques d'une époque où la télévision n'avait pas encore colonisé le salon familial. Oubliez les podcasts ultra-polis d'aujourd'hui : ici, on respire la bonne vieille poussière des studios d'antan et les craquements délicieux du vinyle.
La collection mise en ligne propose un catalogue assez vertigineux de vieilles séries radiophoniques américaines, couvrant des genres aussi variés que la comédie, la science-fiction, le polar ou le roman d'horreur. Les titres fleurent bon le mystère vintage, avec des pépites telles que The Whistler, Suspense, ou encore de mystérieuses aventures de détectives privés aux noms improbables comme Boston Blackie. Chaque fichier MP3 téléchargeable est une invitation à s'installer près d'un radiateur en fonte, un œil inquiet rivé sur des stores fermés, en attendant qu'un narrateur à la voix sépulcrale vienne nous murmurer des histoires abracadabrantes.
Ce qui amuse particulièrement votre journal, c'est l'obstination de ces archivistes du numérique à préserver des programmes que la Terre entière semblait avoir oubliés, le tout accessible via des chemins détournés dignes des meilleures conspirations de la guerre froide. Nul besoin d'invoquer des esprits frappeurs pour voyager dans le temps : un simple clic sur un épisode de 1948 suffit pour replonger instantanément dans l'âge d'or des ondes hertziennes. Une trouvauté parfaitement inoffensive qui prouve que l'Internet profond sait parfois se montrer mélancolique, voire carrément divertissant.


