Le grand saut de Windows XP à Windows 8, la grande aventure de Piero en 2012
Plongée nostalgique dans le journal de bord d'un passionné d'informatique de décembre 2012. Entre un passage direct de Windows XP à Windows 8 et une carte graphique fraîchement déballée, l'archéologie numérique a parfois des airs de voyage temporel.

Le Courrier de l'Oignon fouille régulièrement les strates sédimentaires du réseau pour en extraire des pépites d'une autre époque. Aujourd'hui, direction décembre 2012 avec le blog personnel de Piero, un inventaire à la Prévert de bidouillages informatiques, de craintes thermiques et de migrations logistiques qui fleure bon le web d'antan. L'auteur, grand amateur de Linux et utilisateur habituel de GNOME 3, prend cette année-là le taureau par les cornes et s'essaie enfin à Windows 8, après avoir sauté allègrement la case Windows 7. Une prouesse psychologique et technique.
Mais le véritable morceau de bravoure de cette chronique d'outre-tombe technologique reste l'épisode du « computer con la febbre ». Désireux de tester une unité centrale rebelle, notre preux bricoleur implante le processeur dans sa propre machine, réduisant au passage ce qu'il restait de pâte thermique à l'état de lourd souvenir. Résultat : des températures affichées dans le BIOS frôlant les 100°C, de quoi faire bouillir de l'eau pour les pâtes directement sur le ventirad. Après quelques sueurs froides et un boot courageux sous Linux, l'angoisse s'apaise heureusement grâce à une vérification via la ligne de commande, prouvant que le BIOS ment parfois aussi bien qu'un imprimeur en panne d'encre.
L'odyssée se poursuit avec l'acquisition d'une carte graphique Nvidia GeForce GT610 pour sustenter un antique ordinateur familial tournant encore sous Windows XP. L'objectif ? Enfin réussir à lancer des jeux un brin plus exigeants que le démineur et préparer le terrain pour un hypothétique passage à un Windows plus moderne. Entre deux considérations sur le vénérable projet Smartcam pour recycler son vieux téléphone Symbian en webcam de fortune, ce journal de bord nous rappelle avec une pointe de tendresse l'époque bénie où faire fonctionner ensemble du matériel obsolète relevait de l'artisanat d'art.
Ces archives numériques, loin des algorithmes aseptisés d'aujourd'hui, racontent la petite histoire des passionnés de province qui documentaient leurs galères du soir avec une sincérité désarmante. Point de grande révolution géopolitique ici, seulement un processeur un peu trop chaud et un utilisateur opiniâtre. Le Courrier de l'Oignon salue bien bas cette résistance du tournevis et du double-clic nostalgique.

