Le retour tragique à Baneberry Hall : quand les vieilles maisons refusent le silence
Plongeon dans les archives de l'Internet pour découvrir un roman où de mystérieux fantômes s'invitent dans une vieille bâtisse du Vermont. C'est le moment idéal pour réviser ses classiques de la sueur froide.

Le Courrier de l'Oignon a farfouillé dans les immenses cartons numériques des bibliothèques d'archives pour y dénicher une lecture tout à fait appropriée aux soirées sans lune. La plateforme propose en effet de quoi frissonner avec l'ouvrage de Riley Sager, sobrement intitulé Home Before Dark, qui fleure bon la vieille poussière victorienne et le parquet qui craque.
L'histoire nous emmène à la rencontre de Maggie Holt, une femme qui a passé sa vie à fuir l'ombre portée d'un best-seller paternel. Vingt-cinq ans plus tôt, sa famille avait déguerpi en pleine nuit d'un manoir du Vermont après avoir vécu l'enfer. Cloches qui sonnent toutes seules, phonographes s'animant pour des pièces vides et spectres sortant des armoires : le père avait tout consigné dans un récit macabre qui fit trembler les lecteurs du monde entier, rivalisant sans peine avec les plus grands classiques du genre.
À la mort du paternel, surprise, la jeune femme hérite de cette fameuse demeure baptisée Baneberry Hall. Décidée à refaire les peintures pour vendre la bicoque, elle comprend rapidement que les habitants du coin n'ont toujours pas digéré la publicité locale faite par le livre de papa. Pis encore, les objets d'une autre époque s'agitent à nouveau, poussant la nouvelle propriétaire à se demander si les légendes familiales n'étaient finalement pas de simples exagérations littéraires.
Entre souvenirs de famille encombrants et fantômes un peu trop tactiles, cette archive numérique nous rappelle fort opportunément que certaines portes feraient bien de rester fermées à double tour. Surtout quand elles mènent directement à un vieux grenier du Vermont.


