Le Tor Project recrute des bénévoles pour des tests d'utilisateurs
Le Tor Project cherche des bénévoles pour des tâches très sérieuses comme la traduction, les tests alpha, ou la recherche d'utilisateurs. Un appel au sérieux absolu pour un outil de vie privée.

Alors que la plupart des sites de l'ombre se contentent de vendre des pilules magiques ou des livres sur la way of the shadows, le Tor Project, lui, fait du bénévolat. Et non n'importe quel bénévolat : un bénévolat si sérieux qu'il a son propre code de conduite, un contrat social, et un conseil communautaire.
Le site officiel du Tor Project déroule un programme de recrutement digne d'une ONG humanitaire en temps de guerre. Vous pouvez vous porter volontaire pour la localisation (traduire le navigateur dans votre langue maternelle, parce que oui, le隐私, ça se traduit), pour la recherche utilisateurs (en respectant des principes éthiques d'empathie et de consentement, car on ne spie pas un utilisateurs sans le prévenir), ou pour opérer un relais (le backbone de l'anonymat).
Le point d'orgue est sans doute la recherche utilisateurs, où le projet invite des bénévoles à devenir des "Community User Researchers". L'idée : apprendre les méthodes de conception centrée sur l'utilisateur pour mieux servir les personnes sous surveillance. Un concept tellement sérieux qu'il est presque impressionnant. Les candidats doivent avoir de l'empathie, de la rigueur, et probablement un diplôme en sociologie ou en sciences politiques.
En somme, si vous aimez l'anonymat mais que vous trouvez que le navigateur Tor manque de charme, vous pouvez maintenant vous porter volontaire pour améliorer l'expérience de l'autre. Un projet qui prouve que même sur le dark web, la communauté peut être constructive, voire un peu trop professionnelle.

