Les ondes d'outre-tombe : quand la radio amateur devient un feuilleton cosmique
Le monde des ondes courtes s'agite avec un bulletin hebdomadaire qui mélange dérégulations de la FCC, mystères de vol de cuivre et missions spatiales privées. Une plongée radiophonique de plus de deux heures dans le quotidien survolté des passionnés de radio.

Amateurs de bruits blancs, de grésillements cosmiques et de discussions à base d'indicatifs mystérieux, réjouissez-vous ! Le réseau Tor nous a cette fois-ci menés vers une archive audio tout à fait légale et délicieusement surannée : la 1363e édition de « This Week in Amateur Radio ». Ce monumental podcast de deux heures et quatre minutes, enregistré au printemps 2025, nous prouve que la radio amateur se porte bien, même si ses adeptes ont l'air de gérer une crise diplomatique intergalactique à chaque coin de rue.
Au menu des actualités de ce bulletin trépidant, on découvre que la Commission fédérale des communications américaine (FCC) s'attire les foudres des puristes avec des velléités de dérégulation. Les commentaires s'affolent, craignant pour l'avenir de la noble discipline. Pendant ce temps, les ondes bruissent de sujets aussi éclectiques qu'un mystérieux vol de cuivre, d'un exploit des radioamateurs du Tennessee après de redoutables tornades, ou encore d'une mission spatiale privée nommée Fram2 qui compte bien méluger orbite polaire et radio amateur. C'est du journalisme d'investigation comme on l'aime, oscillant entre le technicisme pointu et le feuilleton de science-fiction des années 1950.
Mais ce n'est pas tout. Le programme aborde également la sauvegarde des tours Marconi au Canada, une exemption providentielle obtenue par la section de l'Iowa contre les lois sur le kit mains libres au volant, et l'incroyable partenariat entre les constructeurs automobiles et la bonne vieille radio AM. On y apprend même que de mystérieuses stations à ondes courtes font planer le doute aux États-Unis, tandis que le mont Athos valide enfin des contacts pour le prestigieux diplôme DXCC. Bref, une véritable épopée sonore où les passionnés jonglent entre satellites, pluies de météorites et propagation des ondes avec un sérieux papalesque et réjouissant.
Le tout est présenté par un aréopage de voix radiophoniques aux indicatifs dignes de codes secrets militaires, garantissant des pauses d'identification de répéteur toutes les dix minutes pour ne pas perdre le nord. Une découverte de choix pour quiconque souhaite comprendre pourquoi des adultes investissent des fortunes dans des antennes géantes pour écouter le vide sidéral tout en refaisant le monde hertzien.


