Mozhi : l'interface de traduction qui jongle avec tous les moteurs
Ce projet open source permet de centraliser une quantité astronomique de moteurs de traduction en un seul endroit. Adieu les monopoles technologiques, bonjour la polyglottie universelle.

Dans les recoins labyrinthiques du réseau Tor, on ne tombe pas uniquement sur des conspirations intergalactiques ou des marchands de chaussettes unijambistes. Parfois, le promeneur égaré croise la route d'utilitaires numériques étonnamment civilisés, à l'instar de Mozhi. Ce nom mystérieux cache en réalité une interface alternative et open source conçue pour agréger un nombre vertigineux de moteurs de traduction, de Google à DeepL en passant par DuckDuckGo et LibreTranslate.
Le principe affiché est d'offrir une porte d'entrée unique vers la compréhension multilingue, sans fioritures inutiles. La liste des langues prises en charge donne le tournis : elle brasse aussi bien les grands classiques internationaux que des idiomes rares ou régionaux dont l'existence même échappait au commun des mortels. On y navigue de l'abkhaze au zoulou, en passant par une impressionnante collection de dialectes locaux et de langues régionales rarement gérées par les géants du secteur.
Derrière cette cathédrale linguistique se cache un travail de contribution collective, le code source étant ouvert et hébergé sur Codeberg. Point de discours révolutionnaire ni de promesse ésotérique ici : juste un outil bien ficelé qui prend le parti de court-circuiter les interfaces propriétaires traditionnelles. De quoi traduire vos poèmes en abkhaze ou votre liste de courses en gujarati avec un flegme tout à fait remarquable.


