navi.land : le service email sans bullshit, sans pistes, sans publicité
navi.land est un service d'email minimaliste qui promet zéro tracking, zéro publicité et zéro collecting de données personnelles. Il fonctionne exclusivement avec des paiements cryptographiques et refuse les numéros de téléphone ou toute forme de vérification d'identité.

Dans l’ombre des géants Gmail et Outlook, un petit service nommé navi.land s’installe tranquillement sur le réseau Tor, armé d’un manifeste simple : « No Bullshit Email ». Aucune publicité, aucun suivi, aucun stockage des adresses IP, et surtout aucune exigeance : ni numéro de téléphone, ni pièce d’identité, ni même un nom réel. Pour s’inscrire, il suffit de choisir un nom d'utilisateur, de payer en Monero (et seulement en Monero), et c’est tout.
Le service se vante d’être « stable, private, and no-bullshit », et il le prouve en ouvrant ses ports IMAP/SMTP standard, en chiffrant le stockage via LUKS, et en proposant un accès Tor via deux adresses .onion distinctes : une pour le site général, une autre pour la messagerie web. Les utilisateurs premium obtiennent des alias illimités, des domaines personnalisés, et jusqu à 1 To de stockage. Ceux qui souhaitent payer peuvent aussi « donner » un domaine cool au service en échange d’un plan gratuit à vie.
Mais navi.land ne fait pas de miracles. Le site est transparent : il reçoit les emails en texte clair avant de les chiffrer sur le disque. Donc, si vous voulez une confidentialité absolue, utilisez GPG. Le service le conseille d’ailleurs explicitement, comme un ami qui vous rappelle les règles de base de la sécurité numérique. Il n’y a pas de réinitialisation de mot de passe : si vous l’oubliez, c’est fini. « Nothing. There is no way to get me to reset your password unless I know you personally. »
Le ton est là : direct, un peu bourru, mais sincère. Le site est géré par une seule personne, qui utilise elle-même le service pour ses propres emails. Les maintenance ont lieu un soir de semaine, entre 20h et 21h, heure du Pacifique. Les utilisateurs sont avertis à l’avance, et si le service devait fermer, il préviendrait des mois à l’avance. En somme, navi.land est un vestige d’une époque où l’internet était encore pensable sans surveillance, sans algorithmes, sans ventes de données. Un petit bijou de simplicité, de transparence et de désœuvrement numérique.


