Quand Cthulhu squattait le papier jauni de Weird Tales en 1928
Le Courrier de l'Oignon a fouillé les archives pour exhumer un vénérable numéro de Weird Tales datant de février 1928. Entre deux contes macabres, ce spécimen offrait gîte et couvert à un certain monstre tentaculaire.

Amis de la poussière littéraire et des frissons d'antan, réjouissez-vous ! Nos pérégrinations sur le réseau nous ont menés vers une archive numérique qui fleure bon le papier journal bon marché et l'encre fatiguée. Il s'agit du vénérable numéro de février 1928 du magazine pulp américain Weird Tales, soigneusement conservé pour l'éternité numérique. À une époque où vos écrans tactiles relevaient de la science-fiction la plus délirante, les lecteurs de l'entre-deux-guerres se mettaient sous la dent des récits fantastiques pour la modique somme de vingt-cinq cents.
Ce qui rend ce vieux grimoire particulièrement savoureux pour les archéologues de l'étrange, c'est son sommaire proprement étourdissant. On y croise, entre des histoires de tables hantées et de serpents de rêve signées par des plumes oubliées, un certain H. P. Lovecraft venu y déposer son infâme et tentaculaire *Appel de Cthulhu*. À côté de ce monument cosmique, le magazine proposait également des contributions de Robert E. Howard et une traduction de Théophile Gautier par Lafcadio Hearn. De quoi donner le tournis à n'importe quel étudiant en littérature comparée égaré dans les méandres du web profond.
L'objet lui-même est une capsule temporelle fascinante, complétée par une section de courrier des lecteurs où de preux passionnés débattaient de la qualité des frissons procurés par le mensuel. Point de marketing agressif ni d'algorithme publicitaire ici, seulement cent quarantaine de pages de pulpe littéraire prête à tacher les doigts des curieux. Le Courrier de l'Oignon ne peut que saluer cette magnifique conservation d'un temps où la terreur s'acheminait par la poste dans de modestes cahiers bon marché.


