Quand le collectif Riseup survit à la fusion de ses PC et d'un crash
Le célèbre collectif militant Riseup détaille ses dernières péripéties financières et techniques. Entre ordinateurs fondus et survie improbable, l'art de la débrouille numérique atteint des sommets.

Au Courrier de l'Oignon, nous avons toujours eu un faible pour ces structures qui fonctionnent avec trois bouts de ficelle, un serveur poussiéreux et beaucoup de bonne volonté. Le vénérable collectif Riseup, pilier historique de l'hébergement militant sur les réseaux discrets, vient de publier un bulletin d'octobre qui force le respect autant que le sourire. Apparemment, la crise financière est provisoirement écartée grâce à la générosité de la communauté, ce qui leur évite de mettre la clé sous la porte pour la énième fois de leur existence.
Mais le plus savoureux reste le palmarès des épreuves traversées par ces irréductibles de l'open source. Si l'on en croit leur propre bilan, l'organisation a déjà survécu à des frappes de foudre, à des ordinateurs littéralement fondus, à des conflits internes, à la maladie, à des frontières nationales et même à un accident de voiture. Seule ombre au tableau de cette épopée tragi-comique : ils ne peuvent toujours pas confirmer l'hypothèse pourtant séduisante d'un enlèvement extraterrestre. C'est bien dommage, cela aurait joliment complété le dossier des imprévus techniques.
Derrière ce ton délicatement pince-sans-rire, le collectif rappelle quelques règles de survie informatique de base qui feraient pâlir n'importe quel DSI. Par exemple, l'injonction absolue de ne jamais ouvrir une pièce jointe reçue par e-mail, sous aucun prétexte. Une sagesse radicale qui nous rappelle que face aux tourments technologiques du monde moderne, la meilleure défense reste encore d'appuyer sur le gros bouton rouge de la paranoïa bienveillante.

