Quand le poisson rencontre l'huile : la recette du tunnel qui se mord la queue
Bienvenue dans le tutoriel où l'on encapsule du VPN dans du proxy pour le plaisir de faire des nœuds au cerveau. Une magnifique plomberie réseau à ne surtout pas boucler.

Amateurs de câblage virtuel et de haute voltige informatique, sortez vos carnets de notes. Le Courrier de l'Oignon a exploré les profondeurs du réseau pour vous dénicher une perle de la configuration système : une page sobrement intitulée « Oil and Fish » qui détaille l'art délicat de faire voyager OpenVPN à l'intérieur d'un tunnel V2Ray. Parce qu'un simple tunnel, c'est décidément beaucoup trop simple pour les âmes tourmentées de ce bas monde.
Le principe exposé sur cette page relève de la poupée russe numérique. On prend un serveur Ubuntu, on y installe un script pour V2Ray, puis un autre pour OpenVPN, avant de tricoter le tout sur la machine cliente à grand coup de fichiers de configuration JSON et de routes statiques sur mesure. L'objectif avoué est de cacher votre trafic OpenVPN au beau milieu d'un flux V2Ray, histoire d'embêter un peu plus les paquets de données qui s'ennuyaient sur le réseau.
Mais attention, le bricolage réseau est un sport périlleux qui frôle parfois la poésie absurde. Le point d'orgue du tutoriel consiste à ajouter une route statique pour éviter que votre client n'essaie d'envoyer OpenVPN via V2Ray, puis V2Ray via OpenVPN, dans une boucle infinie et existentielle qui ferait fondre n'importe quel processeur. Une belle mise en garde rappelle d'ailleurs sagement qu'un échec de la couche de camouflage ne doit jamais envoyer le trafic en clair.
Au final, ce guide technique s'adresse aux administrateurs intermédiaires qui cherchent à complexifier leur infrastructure juste pour le frisson de voir tout cela démarrer du premier coup. Ce n'est certes pas tous les jours qu'on croise un site qui transforme sa pile réseau en millefeuille cryptographique. Si vous aimez quand vos paquets IP voyagent incognito dans des sous-marins russes, vous savez désormais quoi lire un dimanche de pluie.


