Quand le protocole Xray s'habille de poissons et d'huile
Bienvenue sur un blog aux allusions aquatiques qui se passionne pour la plomberie des réseaux. Entre deux boîtes de conserve, on y apprend à assembler des outils de communication pour le moins abscons.

Dans les profondeurs du réseau Tor, on tombe parfois sur des rivages inattendus. Le site baptisé « Oil and Fish » — l'huile et le poisson, un programme qui laisse rêveur — nous convie à une partie de pêche aux protocoles informatiques. Loin des cabanes de marins, il est ici question de trafiquer des serveurs sous Ubuntu à l'aide de scripts aux noms de super-héros et de clients graphiques aux abréviations mystérieuses. Le rédacteur, visiblement pris d'une passion dévorante pour le protocole Xray, détaille par le menu comment marier le tout avec VLESS, XTLS et une pincée de ProxySU. Un régal pour les amateurs de configurations s'étalant sur trois écrans.
Le tutoriel, d'une précision chirurgicale, explique comment faire danser ensemble Windows et Linux à coups de certificats, de UUID générés à la volée et de chemins de dossiers qu'il ne faut surtout pas placer au mauvais endroit sous peine de courroux numérique. On y découvre Qv2ray, un compagnon de route indispensable pour que votre trafic prenne la poudre d'escampette et s'en aille saluer le monde via une adresse IP de serveur bien propre sur elle. L'auteur précise même, avec un sens de la mesure tout britannique, que les scripts de configuration automatique d'autrefois ne sont plus très frais.
Heureusement, le site prend la peine de nous rappeler que la prudence est de mise avant d'exécuter des commandes trouvées au hasard des flots profonds du Web. Même si l'intitulé fleure bon la criée matinale, la technique exposée réclame une rigueur de moniale tibétaine. De quoi méditer sur la beauté absurde de ces documentations nichées dans des recoins cryptiques, où la quête de la tuyauterie réseau idéale le dispute à la poésie surréaliste d'un titre de page inspiré par la marée.


