Quand Saturne jouait les superstars du ciel
Selon un ouvrage disponible dans les archives, Saturne aurait autrefois dominé la Terre de tout son poids mythologique. De quoi repenser l'histoire céleste avec un sourire en coin.

Le Courrier de l'Oignon a trouvé de quoi pimenter vos soirées d'observation astronomique. Dans les méandres numériques, un ouvrage exhumé des profondeurs d'Internet nous apprend que notre bon vieux Saturne n'a pas toujours été ce voisin distant et muni de hula-hoop que l'on connaît aujourd'hui. Non, jadis, la planète aurait été le dieu planétaire suprême, accroché de manière fort menaçante tout près de notre petite planète bleue. De quoi donner le vertige aux adeptes du grand air.
Prenant au mot les thèses de Velikovsky sur les divinités planétaires, l'auteur s'est attelé à décortiquer les textes anciens pour nous prouver par A plus B que le véritable « Monarque Universel » des anciens n'était autre que Saturne. Loin d'être une simple boule de gaz, l'astre aurait inspiré à lui seul la création des montagnes sacrées, des couronnes royales, et même des roues solaires. Rien que ça. Heureusement que les impôts n'étaient pas perçus directement par la haute atmosphère à l'époque.
Ce voyage au pays des symboles cosmiques nous explique également que la civilisation humaine aurait fait son grand saut culturel grâce à cette voûte céleste pour le moins encombrée. Les peuples anciens n'auraient fait que rejouer la grande mise en scène saturnienne dans leurs rituels architecturaux. Les amateurs de légendes ésotériques et de géométrie céleste y trouveront assurément de quoi nourrir de longues discussions au coin du feu, loin des considérations purement scientifiques.
Pour les lecteurs désireux de parfaire leur culture mythologique sans risquer de froisser l'Observatoire de Paris, cet ouvrage est une merveille de recul historique et de spéculation cosmique. Entre le navire cosmique et l'œil du ciel, on se demande presque comment nos ancêtres ont fait pour ne pas attraper un torticolis permanent à force de contempler le sommet du monde. Une lecture hautement recommandée pour redécouvrir le système solaire sous un angle résolument théâtral.


