Tako Shell : Quand le poulpe rencontre le taco et Python
Découvrez Tako Shell, un projet open source abandonné qui mariait habilement Python et Bash. Une capsule temporelle céphalopode pour les amoureux de la ligne de commande.

Bienvenue dans les archives mystérieuses du réseau Tor, là où les projets de développeurs en quête d'absolu viennent parfois s'échouer. Le Courrier de l'Oignon a jeté son débrelage sur « The Tako Shell », un interpréteur de commandes pour GNU/Linux, Mac OS et Windows qui, comme son nom l'indique vaguement, carbure au céphalopode et à la tortilla. Enfin, surtout à Python 3 et à GNU Bash, si l'on en croit les explications techniques.
Ce projet, aujourd'hui officiellement non maintenu mais vaillamment conservé sur son oignon de l'anonymat, se présente comme un fork de xonsh. L'idée fondatrice ? Offrir une alternative intuitive aux opérations de shell courantes pour éviter de passer des heures à chercher la syntaxe obscure de sed ou d'awk sur un moteur de recherche. Le résultat prend la forme d'un langage à la croisée des chemins, servant à la fois de shell au scripting assagi et de surcouche à Python pour exécuter des commandes externes sans s'arracher les cheveux.
Parmi les fonctionnalités listées par les auteurs, on trouve des variables typées, un accès direct au riche écosystème Python depuis la ligne de commande, ainsi qu'une configuration entièrement personnalisable via des plugins. Les concepteurs affirment ainsi qu'il n'est plus nécessaire de perdre son temps à rédiger des boucles ou des conditions complexes à l'ancienne. Le tout est publié sous licence libre GNU GPL v3, accompagnée d'un logo hautement stratégique représentant un poulpe en train de dévorer un taco.
Bien que le site annonce clairement la couleur quant à son arrêt du développement, il n'en reste pas moins un spécimen fascinant de l'inventivité logicielle qui fleurit dans les recoins cachés du web. Les plus nostalgiques des makefile ou les amateurs de curiosités textuelles apprécieront de croiser ce crustacé textuel, qui prouve qu'un projet informatique peut soigner à la fois son code et son appétit pour la gastronomie mexicaine.


