Un manifeste anti-JavaScript et pro-café sous encodage mystérieux
Bienvenue sur un journal personnel labyrinthique où l'on discute d'OpenBSD, de matériel photo et de la fin de l'Internet moderne. Un régal pour technophiles allergiques aux scripts lourds.

Au détour d'une ruelle sombre du réseau Tor, Le Courrier de l'Oignon est tombé sur un spécimen rare : un site Web personnel qui semble tout droit sorti des années 2000, animé par un auteur qui soupçonne fortement d'être un robot selon les captchas de ce monde. Entre deux réflexions existentielles sur le rôle de Cloudflare et les mérites comparés de clients alternatifs pour messageries sécurisées, ce journal exhume le bon vieux temps des pages légères.
L'endroit, visiblement allergique au JavaScript au point de faire afficher des messages parfaitement incongrus dans l'onglet du navigateur dès que l'on a le dos tourné, documente une impressionnante collection de sujets hétéroclites. On y parle de la configuration de moteurs de recherche fédérés, de claviers mécaniques splittés façonnés à la main, de photographie de voyage, de café et d'infrastructures décentralisées. L'auteur y cultive une aversion revendiquée pour la novlangue technologique et l'omniprésence des mastodontes du Web, préférant s'adonner à la programmation en C ou en Go loin des feux de la rampe.
Ce journal de bord atypique ne cherche rien à vendre, si ce n'est un mode de vie numérique plus sobre et un soupçon de paranoïa saine face aux géants du secteur. En repliant certains articles derrière les réseaux Tor et I2P pour filtrer les lecteurs trop pressés, son concepteur rappelle que la lenteur et l'effort intellectuel ont encore droit de cité. De quoi inspirer les nostalgiques d'un Web constructif et résolument artisanal.


