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Windows et Tor : chronique d'un mariage gris sur processeur essoufflé

Un aventurier intrépide a décidé de faire tourner des relais Tor sous Windows pour diversifier le réseau. Résultat : une performance asthmatique et des discussions techniques passionnantes.

Coulisses d'Internet
Publié le 12/10/2026 à 12:22 · Rédactrice en chef
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Dans le vaste monde de l'anonymat en ligne, certains aiment jouer avec le feu, ou pire, avec des environnements improbables. C'est le cas de cet opérateur intrépide qui s'est mis en tête de faire tourner des relais Tor à haute vitesse... sous Windows Server 2016. Une initiative hautement exotique quand on sait que les machines sous l'OS de Microsoft représentent à peine 0,1 % du parc des relais actuels. Après tout, pourquoi faire simple quand on peut s'offrir une séance de masochisme numérique sur matériel bare metal ?

Pourtant, au rayon de l'installation, notre aventurier ne cache pas son enthousiasme : c'est un jeu d'enfant, pour peu que l'on se souvienne de l'existence du pare-feu Windows, étrangement omis par la documentation officielle. Le véritable drame commence au moment de mesurer les performances. Malgré une connexion gigabit bien bâtie et quatre instances de Tor s'acharnant à saturer chaque cœur du processeur, le débit global plafonne piteusement entre 250 et 300 Mbit/s. À titre de comparaison, la même machine sous Ubuntu rigolait doucement en doublant la cadence. Bref, Windows pour propulser le réseau mondial de la vie privée, c'est un peu comme tenter de faire un créneau en Ferrari avec un frein à main soudé à l'arc.

Heureusement, la communauté des administrateurs du forum n'a pas tardé à voler au secours de la victoire avec une avalanche de diagnostics ésotériques. Entre les vieux démons de la gestion des tampons réseau, les limites ancestrales de la fonction `select()` de la bibliothèque libevent et l'absence du précieux mécanisme KIST propre au noyau Linux, les explications ne manquent pas. D'aucuns suggèrent que l'avenir radieux appartiendra plutôt à Arti, la future réécriture de Tor en Rust, promise pour exploiter enfin des interfaces modernes comme IOCP. En attendant, notre preux chevalier a décidé de laisser tourner sa machine par pure charité algorithmique, prouvant une fois de plus que l'héroïsme informatique prend parfois des formes délicatement absurdes.

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