Zéro cookie, zéro JS et un grand ras-le-bol de VeriSign : bienvenue chez Pablo Rauzy
Quand un enseignant-chercheur en informatique décide de raser tout le superflu de son site web, cela donne une page caféinée et sans la moindre trace de JavaScript. Le genre d'endroit où l'on vient pour la liberté académique et l'amour des polices typographiques locales.

Sur le réseau Tor comme en surface, il arrive parfois de tomber sur des pages web qui n'essaient pas de vous vendre un tapis magique ou de vous siphonner la cervelle à coup de scripts obscurs. Le site personnel de Pablo Rauzy, enseignant-chercheur en informatique à l'Université Paris 8, s'impose comme une anomalie réjouissante dans le paysage numérique actuel. Pas le moindre cookie à l'horizon, zéro ligne de JavaScript pour animer des bannières inutiles et un design entièrement repensé autour d'une esthétique sobre aux notes de café. Voilà qui nous change des plateformes modernes qui pèsent le poids d'un catalogue de encyclopédie rien que pour afficher un point.
L'hôte des lieux nous explique d'ailleurs par le menu les raisons de son grand déménagement numérique. Suite à des choix discutables de la part des gestionnaires de registres traditionnels, il a préféré plier bagage pour s'établir solidement sous l'extension française, qu'il estime gérée avec davantage de sérénité sur le long terme. Entre deux réflexions sur les limites des blockchains et ses recherches en sécurité émancipatrice, l'auteur glisse même une information essentielle sur son pedigree théâtral : une photo de jeunesse le représentant coiffé d'une louche géante, preuve incontestable que la rigueur académique s'accommode très bien d'un brin d'autodérision.
Mais la véritable star de ces mentions légales reste le protocole TDMRep, employé ici pour signifier formellement aux robots gloutons qu'il est hors de question de venir piller ses textes pour nourrir des intelligences artificielles génératives. Le site revendique ainsi une autonomie totale, écrite de la main même de son créateur, tout en rendant hommage aux typographies de la famille Femero. On respire enfin un air pur, loin des algorithmes racoleurs et des traqueurs publicitaires, en parcourant les réflexions d'un enseignant qui veille autant sur ses étudiants que sur l'hygiène de son code source.


