Les questions du sous-sol
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Collecteurs, publications et activité du tunnel, sans retirer leur cagoule aux lecteurs.
Charte éditoriale
Notre petite constitution du tunnel : drôle, curieuse, mais pas irresponsable.
Ce que nous cherchons
Des curiosités légales, absurdes, rétro, scientifiques, mystiques, inutiles ou franchement étonnantes. Le but : raconter l’étrangeté accessible sans transformer le journal en notice de mauvaise idée.
Ce que nous refusons
Marchés illégaux, données volées, violence, exploitation, incitation à frauder, tutoriels dangereux et contenus qui n’ont rien à faire dans un journal comique fréquentable.
Vérification
Chaque publication doit s’appuyer sur une page observée, une archive ou une source consultable. Les outils d’IA peuvent aider à résumer ou traduire ; ils ne doivent pas inventer le sujet.
Corrections
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Le Dark Web, sans la fumée
Des réponses durables, vérifiées et compréhensibles sur Tor, les services onion et les dessous techniques du réseau. Les guides complètent les trouvailles du journal et sont mis à jour lorsque le tunnel change de plomberie.
Guides vérifiés par la rédactionQu’est-ce qu’un site .onion ?
Comprendre ce qui distingue un service onion d’un site web ordinaire, à quoi il sert et pourquoi son adresse ressemble à un mot de passe tombé dans un escalier.
Un site .onion n’est pas automatiquement illégal.
Un site .onion est un service accessible uniquement à travers le réseau Tor. Son adresse permet au navigateur de vérifier cryptographiquement la destination et le protocole masque l’adresse IP du serveur. La technologie peut servir à publier un média, recevoir des documents, contourner la censure ou proposer un service plus confidentiel ; son usage ne dit donc rien, à lui seul, sur la légalité du contenu.
Une adresse réservée au réseau Tor
Les services onion sont des sites ou des services qui ne répondent pas sur le Web classique. Leur nom se termine par .onion et ils sont accessibles à travers Tor. Une adresse moderne contient 56 lettres et chiffres avant cette terminaison : ce n’est pas un concours de clavier, mais le résultat du mécanisme cryptographique qui identifie le service.
Contrairement à un nom de domaine ordinaire, l’adresse n’est pas achetée auprès d’un bureau d’enregistrement. Elle est générée à partir des clés du service. Tor Browser peut ainsi vérifier qu’il dialogue avec le service correspondant à cette adresse, sans passer par le système DNS habituel. Une faute d’un seul caractère suffit donc à produire une adresse invalide ou à viser autre chose.
Web, Deep Web et Dark Web : trois tiroirs différents
Le Web visible rassemble les pages que les moteurs de recherche peuvent découvrir et indexer. Le Deep Web désigne plus largement ce qui n’est pas indexé ou nécessite un accès : espace bancaire, intranet, dossier médical, contenu derrière une connexion. Votre relevé de compte appartient au Deep Web sans avoir jamais porté de capuche.
Le Dark Web désigne des services volontairement accessibles au moyen de réseaux particuliers, dont Tor. Tous les sites onion appartiennent à cet espace technique, mais tous les contenus non indexés ne sont pas des sites onion. Confondre les deux revient à appeler « sous-marin » tout ce qui se trouve sous un parapluie.
Des usages bien plus ordinaires que la légende
Le Projet Tor cite notamment la publication anonyme, le partage de fichiers, les échanges plus confidentiels, la réception de documents par des journalistes et l’accès à des versions onion de services connus. Des rédactions utilisent SecureDrop pour protéger leurs sources ; des organisations rendent une copie de leur site accessible quand leur domaine classique est censuré.
Le protocole masque aussi l’emplacement du serveur. Le visiteur ne contacte pas directement son adresse IP et le service ne voit pas l’adresse IP du visiteur. Cela ne transforme toutefois personne en fantôme : s’identifier dans un formulaire, réutiliser un pseudonyme ou télécharger un document indiscret peut révéler beaucoup plus que le réseau ne peut dissimuler.
Une adresse technique n’est pas un certificat de confiance
Le chiffrement de la connexion ne garantit ni la qualité, ni l’honnêteté, ni la légalité de ce qui est publié. Les clones, fausses adresses et pages abandonnées existent. Une adresse onion doit être obtenue depuis la source officielle de l’organisation, puis vérifiée caractère par caractère ou ouverte grâce à la fonction Onion-Location lorsqu’elle est proposée par le site classique.
Le Courrier de l’Oignon ne publie pas les adresses menant à des contenus dangereux ou illégaux. Lorsqu’un commerce ou un service pose problème, nous pouvons en expliquer les mécanismes et les risques sans transformer la prévention en annuaire.
Checklist de prudence
- Utiliser Tor Browser téléchargé depuis le site officiel du Projet Tor.
- Obtenir l’adresse onion depuis le site officiel ou une source reconnue.
- Vérifier les 56 caractères et l’icône onion affichée par le navigateur.
- Ne pas confondre connexion chiffrée et fiabilité du contenu.
- Ne pas communiquer de données personnelles à un service inconnu.
- Quitter immédiatement une page manifestement illégale ou dangereuse.
Sources de référence
Les questions du sous-sol
Nos reportages dans les forums publics et, lorsqu’un véritable échange le permet, les questions les plus improbables accompagnées de ce que les réponses disent réellement — sans pseudonymes ni invention.
Tous les « Le saviez-vous ? »
Les petites choses vraies qu’il était absolument indispensable de connaître sur Tor, le Dark Web et leurs coulisses — avec juste assez de sarcasme pour les faire passer.
Toutes les vidéos
Les séquences validées par la rédaction : curiosités légales, archives fréquentables et bizarreries suffisamment sages pour sortir avec un gilet réfléchissant.
Les petites annonces d’outre-temps
De véritables annonces anciennes sorties des archives, débarrassées de leurs coordonnées personnelles et accompagnées du commentaire parfaitement nécessaire de la rédaction.