Acharnement technologique : ressusciter une console Ouya avec CyanogenMod
Pourquoi jeter sa petite boîte carrée quand on peut y installer un système obsolète de smartphone ? Un passionné se dresse contre l'obsolescence programmée des consoles oubliées.

Dans les recoins les plus inattendus du réseau se cachent parfois des monuments de la bidouille nostalgique. Un blogueur déterminé a décidé de prendre le destin de sa console Ouya en main, refusant obstinément de laisser mourir ce petit cube argenté que l'industrie a abandonné après son rachat. Plutôt que de plier face aux injonctions du marché, il propose de lui greffer CyanogenMod CM11, une version modifiée d'un système Android déjà bien ancré dans les archives du Web.
L'entreprise d'origine avait pourtant ouvert la porte à toutes les audaces en vantant une machine faite pour les bidouilleurs. Mais entre les applications multimédias qui refusent de s'exécuter sur les vieilles versions d'Android et les serveurs officiels menacés de coupure, la survie du petit cube carré relevait du parcours du combattant. L'auteur détaille ainsi par le menu les avantages de la manœuvre, comme l'accès à des versions plus récentes de lecteurs vidéo, tout en avertissant honnêtement les téméraires des risques de plantage matériel.
Le clou du spectacle reste un tableau de compatibilité minutieux selon les puces Wi-Fi et Bluetooth embarquées dans les différentes éditions de la console, prouvant qu'un amour sincère ne recule devant aucun détail technique. Une belle leçon de résistance numérique qui prouve que tant qu'il y a du code source, il y a de l'espoir pour nos vieux gadgets poussiéreux.


