Du jazz, des gnons et des gambettes : replongez dans les enquêtes radiophoniques de Richard Diamond
Le Courrier de l'Oignon a fouillé dans les archives sonores pour exhumer les aventures radiophoniques de Richard Diamond, détective privé et crooner à ses heures. Entre deux coups de feu, notre héros prenait le temps de chantonner pour sa douce et de collectionner les bosses.

Amateurs de trench-coats froissés, de fumée de cigarette virtuelle et de suspense radiophonique d'un autre siècle, réjouissez-vous ! Nos pérégrinations sur le réseau Tor nous ont menés vers un véritable trésor pour archéologues du son : une collection d'épisodes de l'émission « Richard Diamond, Private Detective », mise en ligne par le groupe des chercheurs en radio d'époque. Loin des algorithmes de streaming modernes et de la haute définition aseptisée, ce site d'archive propose de replonger directement dans l'ambiance des feuilletons policiers américains du début des années 1950.
Pour ceux qui l'ignoreraient, Richard Diamond n'était pas un limier comme les autres. Incarné à l'origine par Dick Powell — ancien chanteur de cabaret converti aux rôles de composition musclés —, ce privé new-yorkais séduit autant par sa répartie cinglante que par sa propension unique à terminer chaque enquête avec une bonne grosse bosse sur le crâne. Entre deux fusillades évitées de justesse et une collaboration pour le moins houleuse avec un lieutenant de police constamment sujet à des aigreurs d'estomac, notre détective trouvait toujours le moyen de s'arrêter pour interpréter une petite chansonnette romantique au téléphone pour sa chère et tendre, Helen Asher.
La lecture des détails fournis par ces archives nous apprend également quelques anecdotes savoureuses sur la postérité de l'œuvre. Saviez-vous par exemple que cette série a plus tard migré vers la télévision avec David Janssen dans le rôle-titre, et que les fameux génériques mettaient en vedette les jambes énigmatiques de Mary Tyler Moore avant que celle-ci ne devienne une icône de la comédie américaine ? Bref, un morceau d'histoire du divertissement bien au chaud dans son archive numérique, idéal pour tous ceux qui regrettent l'époque où l'on résolvait les meurtres en fredonnant une mélodie jazzy.


