Le retour triomphal du Blu-ray chez les accros de la sauvegarde
Un internaute méthodique détaille sa passion pour la conservation de données à l'ancienne. Entre cloud et disques optiques, le futur appartient visiblement au lecteur de salon.

Sur un blog personnel hébergé à l'abri des regards indiscrets, un aficionado de la gestion de données s'est lancé dans une grande confession numérique. Loin des pratiques anarchiques du tout-jetable, notre homme se targue d'un répertoire domestique au cordeau, soigneusement trié et dupliqué aux quatre coins de sa géographie familiale. Entre disques durs externes confiés à la bienveillance parentale et stockage cloud chiffré, la paranoïa organisationnelle atteint des sommets fort réjouissants. Mais la véritable star de cette liturgie moderne n'est autre que le disque optique, tout droit sorti des limbes des années 2000.
Pris d'une nostalgie soudaine pour le plastique brillant, l'auteur a décidé de renouer avec la gravure de DVD et de Blu-ray pour ses archives vitales. Il faut dire que la méthode a de quoi séduire les adeptes de la capsule temporelle : une fois le fichier gravé, point de mise à jour intempestive ni de risque de voir un script malveillant effacer d'un seul coup d'un seul l'intégralité de ses souvenirs de vacances. C'est l'immobilité faite support, une sorte de momification numérique protégée par de savants calculs mathématiques pour parer à toute éventuelle dégradation des bits.
L'argument massue de cette croisade laser réside dans la longévité promise par ces galettes argentées face à la fragilité chronique des clés USB et des disques SSD laissés à l'abandon. Pourquoi dépenser des fortunes en magnétoscopes à ruban quand on peut s'offrir un vieux graveur et quelques boîtiers pour le prix d'un bon restaurant ? Reste à espérer que les générations futures, si elles tombent un jour sur ces trésors domestiques, sauront encore quoi faire d'un lecteur Blu-ray au milieu de leurs casques de réalité virtuelle neuronale.


