Tor ne se contente pas de trois relais, et c’est déjà pas mal
Pour naviguer sur le réseau Tor, le traffic passe généralement par trois relais : un relais d’entrée, un relais intermédiaire et un relais de sortie. Une architecture qui permet de préserver l’anonymat des utilisateurs.
Lorsque vous naviguez sur le réseau Tor, votre connexion ne prend pas un chemin direct. Elle est décomposée en trois étapes, comme un voyage en train avec des correspondances soigneusement choises.
Le premier arrêt est le relais d’entrée. Il sait qui vous êtes, mais pas où vous allez. Il agit comme un masque, cachant votre adresse IP à ceux qui viendraient après.
Ensuite, le relais intermédiaire prend le relais. Il ne sait ni d’où vous venez ni où vous allez. Il est le cœur anonyme du circuit, un simple intermédiaire qui transmet les données sans les interroger.
Enfin, le relais de sortie arrive au site que vous consultez. Il sait où vous allez, mais pas qui vous êtes. C’est lui qui établit la connexion finale avec le service web.
Cette architecture en trois relais est conçue pour briser le lien entre l’identité de l’utilisateur et l’historique de ses navigations. Aucun relais ne dispose à la fois des deux informations, ce qui rend très difficile le reconstitution du parcours d’un utilisateur.
C’est une méthode élégante pour protéger la vie privée, sans avoir à faire confiance à un seul acteur. Chaque relais joue un rôle précis, et c’est cette répartition des rôles qui fait la force du système.