Les boucles éternelles de monsieur Christy et son brevet capillaire en 1938
Plongée dans la presse de 1938 avec un coiffeur mystérieux qui promet des ondulations permanentes à l'eau et aux ciseaux. Une archive délicieusement rétro tout droit sortie d'un journal de Hong Kong.
Le Courrier de l'Oignon fouille parfois dans les poussiéreuses archives du siècle dernier pour y dénicher des perles journalistiques. Dans l'édition du 5 octobre 1938 du « Hong Kong Telegraph », un reportage captivant s'attarde sur les innovations capillaires d'un certain Mr. Christy. Ce dernier affirmait pouvoir, à l'aide de simples ciseaux et d'eau, façonner des vagues si profondes dans la chevelure qu'aucune frisure ni aucun bigoudi ne seraient plus jamais nécessaires.
L'homme n'était manifestement pas un grand bavard, préférant confier les détails mercantiles à son manager européen, Patrick Dolan. Ce dernier expliquait que la mise en place d'une société était en cours pour commercialiser la fameuse méthode, exigeant des futurs agents une formation payante et l'interdiction formelle de brader la coupe en dessous de cinq livres sterling. Un tarif qui, selon un client conquis ayant testé la résistance de sa coiffure après huit heures de sommeil, constituait une excellente affaire sur le long terme.
Pendant que le cabinet des brevets examinait avec perplexité cette requête pour le moins inhabituelle, les lectrices et lecteurs de l'époque pouvaient également s'émerveiller devant des réclames publicitaires d'un autre temps, comme celle vantant les mérites des boissons Horlicks pour regagner de la vitalité. Entre deux actualités géopolitiques anxiogènes de l'avant-guerre, le journal offrait ainsi une parenthèse surprenante sur les obsessions capillaires de nos aïeux.


