Quand la bibliothécaire du coin enfile sa cape de Maître du Donjon
Dans les profondeurs d'Internet, une bibliothèque municipale cache une Maître du Donjon redoutable. Même en plein confinement, les jeunes aventuriers ont pu continuer à explorer des mondes fantastiques.

Oubliez les traditionnels silences de cathédrale et les chuchotements agacés des gardiens du temple littéraire. Le Courrier de l'Oignon a mis la main sur une archive radiophonique mettant en vedette Amanda Pegg-Wheat, bibliothécaire jeunesse et responsable de succursale à Quincy, dans le Massachusetts. Entre deux rayonnages de romans et de DVD, cette dernière s'est découvert une vocation bien plus ludique en guidant les plus jeunes à travers des campagnes épiques de Donjons et Dragons.
L'entretien, exhumé des mémoires numériques, détaille comment la vénérable institution locale a su s'adapter aux affres de la pandémie mondiale. Plutôt que de plier bagage face aux restrictions sanitaires, la bibliothécaire a troqué ses tampons de date de retour pour un grimoire de règles et un écran virtuel. Les adolescents du coin ont ainsi pu continuer à affronter des gobelins virtuels sous la houlette bienveillante de celle qui veille habituellement sur la section jeunesse.
Au-delà de l'anecdote réjouissante, la discussion aborde avec beaucoup de sérieux le rôle fondamental des bibliothécaires modernes face aux écrans. On y apprend que ces professionnels du livre doivent parfois endosser le costume de véritables gestionnaires de communauté, prêts à défendre le jeu de rôle face aux paniques morales d'un autre âge. Une belle preuve que le service public local sait parfois se transformer en table de jeu improvisée.
Cette trouvaille nous rappelle que les archives en ligne regorgent parfois de péripéties inattendues. Espérons simplement que les retards de livres ne se paient plus désormais en points de vie en moins pour les usagers tête en l'air.


