Quand la radio de Buffalo semait la panique pour Halloween
Le Courrier de l'Oignon replonge dans les archives sonores d'une nuit d'Halloween où les auditeurs de Buffalo ont eu de quoi frissonner. Entre drames radiophoniques et réclames d'époque, la nostalgie n'a jamais été aussi effrayante.

Le réseau Tor cache parfois des pépites patrimoniales qui fleurent bon la poussière de studio et les ondes moyennes. L'Internet Archive héberge ainsi un document sonore tout à fait délicieux : l'enregistrement intégral de l'émission spéciale d'Halloween diffusée en 1973 par la station de radio WKBW, basée à Buffalo dans l'État de New York. Une époque bénie où les animateurs de radio ne se contentaient pas d'enchaîner les tubes, mais prenaient un malin plaisir à terroriser les auditeurs en direct.
Au menu de cette folle nuit d'angoisse radiophonique, on retrouve une adaptation locale de La Guerre des mondes, menée par un DJ au style visiblement très cool pour l'époque. La description de l'archive nous rappelle d'ailleurs qu'lors de précédentes diffusions de cette même adaptation, la panique avait été telle que les forces de l'ordre et la Garde nationale avaient dû être appelées à la rescousse près des ponts de Grand Island. De quoi donner le sourire aux amateurs de canulars historiques réussis.
Mais le programme ne s'arrêtait pas à l'invasion martienne. Les plus courageux pouvaient également frécquenter les vampires, trembler devant une histoire de fantômes intitulée Le Lit, ou encore redécouvrir Les Objets de l'espace consacrés aux ovnis. Le tout était généreusement entcoupé de véritables publicités locales de 1973, garantissant un retour instantané dans le passé le plus kitsch et le plus réjouissant possible.
Inutile donc de chercher le grand frisson dans des recoins sombres du web quand de preux archivistes ont déjà tout numérisé. Entre deux pièces théâtrales d'Arch Obler et une réclame pour des articles de mode oubliés, cette capsule temporelle auditive offre une bouffée d'air frais radiophonique. Une véritable leçon de journalisme de divertissement à l'ancienne, à écouter sans modération un soir de pleine lune.


