Dernière minute : Internet était déjà bizarre. Nous avons trouvé son sous-sol.
Édition du Prix : votre curiosité · Météo : brumeuse sous Tor
Votre collection secrète

Mes favoris

Pour conserver des pépites et les retrouver dans votre coin d’ombre, vous devez d’abord vous connecter ou créer un compte anonyme.

Salle des machines

Tableau de bord

Collecteurs, publications et activité du tunnel, sans retirer leur cagoule aux lecteurs.

Chargement des dossiers confidentiels…
Courrier interne

Messagerie

Les messages envoyés depuis le formulaire de contact arrivent ici, sans passer par une adresse mail.

Chargement de la sacoche…
Promesse éditoriale

Charte éditoriale

Notre petite constitution du tunnel : drôle, curieuse, mais pas irresponsable.

Ce que nous cherchons

Des curiosités légales, absurdes, rétro, scientifiques, mystiques, inutiles ou franchement étonnantes. Le but : raconter l’étrangeté accessible sans transformer le journal en notice de mauvaise idée.

Ce que nous refusons

Marchés illégaux, données volées, violence, exploitation, incitation à frauder, tutoriels dangereux et contenus qui n’ont rien à faire dans un journal comique fréquentable.

Vérification

Chaque publication doit s’appuyer sur une page observée, une archive ou une source consultable. Les outils d’IA peuvent aider à résumer ou traduire ; ils ne doivent pas inventer le sujet.

Corrections

Une erreur peut arriver, même à un oignon très concentré. Les demandes de correction passent par la page Contact et sont relues par la rédaction.

Parler à la rédaction

Contact

Pas d’e-mail public : votre message tombe directement dans la messagerie interne de la rédaction.

Vous pouvez rester anonyme. Si vous voulez une réponse, laissez un moyen de contact dans le champ prévu.

Communautés insolitesCommunauté beaucoup trop sérieuse

Rainchan : le tableau d’affichage otaku qui danse sous la pluie

Rainchan est un imageboard francophone-en-tout-language, hébergé sur un service onion, qui persiste à fonctionner comme un tableau d’affichage d’antan : sans inscription, sans publicité, sans modération apparente. Il ressuscite l’esprit des 4chan des débuts, mais avec un ton plus décontracté, voire existentialiste.

Communautés improbablesRetour dans le passéArt inexplicable
Publié le 17/10/2026 à 21:34 · Rédactrice histoire
Image à la une du site Rainchan : le tableau d’affichage otaku qui danse sous la pluie

Dans l’ombre du réseau Tor, là où les serveurs disparaissent comme des fantômes sous le soleil numérique, il reste Rainchan. Ce n’est pas un site. C’est une vibe. Une « good vibrations » déclarée en page d’accueil, comme un mantra numérique, un vœu pieux de simplicité. Derrière son interface épurée, presque primitive, se cache un microcosme : des discussions sur Frieren, Chainsaw Man, les haricots, les relations romanesques avortées, et les distributions Linux qui ne font pas 12 fps. On y parle d’otaku, de technologie, de jeux vidéo, de tout et de rien, avec la gravité d’un philosophe en pyjama et la légèreté d’un adolescent désœuvré.

Le site repose sur Tinyboard, un logiciel open source qui évoque les débuts d’Internet : des pages HTML épurées, des posts sans visage, des threads qui s’effacent ou persistent sans explication. Les utilisateurs, anonymes et surnommés « Rainon », échangent comme autrefois sur un tableau noir virtuel. Il y a un sentiment de retour dans le passé, pas par nostalgie, mais par choix : refus de l’algorithme, refus de la personnalisation, refus de la monetisation. Ici, il n’y a pas de like, pas de partage, pas de publicité. Juste des posts, des images, des fichiers, et une étrange sensation de liberté.

Rainchan est aussi disponible en onion, ce qui le rend à la fois accessible et discret. Il ne cherche pas à être vu. Il cherche à exister. Et pourtant, il attire. 1 476 posts, 177 utilisateurs uniques, 275 Mo de contenu actif : des chiffres modestes, mais qui parlent d’une communauté vivante, presque familiale, malgré l’anonymat. Les discussions oscillent entre le sérieux (« why do you wanna use this distro ? ») et l’absurde (« beans suck so bad »), avec une constante : l’absence de performance. On n’est pas là pour briller. On est là pour parler. Pour critiquer. Pour rire. Pour exister.

Rainchan est une curiosité. Une survivante. Une archive vivante du Web 1.0, réinventée avec des outils libres et une esthétique minimaliste. Il n’est pas beau. Il n’est pas utile. Mais il est là. Et c’est déjà beaucoup.

Adresse .onion observée
http://rainchn44xkddugci5xaczrm6qxav5ebhidwook3j3oywus6mqaomwyd.onion/
Chronique régulière des forums

Les questions du sous-sol

Nos reportages dans les forums publics et, lorsqu’un véritable échange le permet, les questions les plus improbables accompagnées de ce que les réponses disent réellement — sans pseudonymes ni invention.

Deux faits par jour, pas un de plus

Tous les « Le saviez-vous ? »

Les petites choses vraies qu’il était absolument indispensable de connaître sur Tor, le Dark Web et leurs coulisses — avec juste assez de sarcasme pour les faire passer.

La vidéo du tunnel

Toutes les vidéos

Les séquences validées par la rédaction : curiosités légales, archives fréquentables et bizarreries suffisamment sages pour sortir avec un gilet réfléchissant.

Les réclames qui ont raté leur train

Les petites annonces d’outre-temps

De véritables annonces anciennes sorties des archives, débarrassées de leurs coordonnées personnelles et accompagnées du commentaire parfaitement nécessaire de la rédaction.