Une brique épigraphique de 1942 refait surface dans les limbes numériques
Le Courrier de l'Oignon a fouillé les archives numériques pour exhumer un pavé universitaire indien publié en 1942. Une lecture passionnante pour tous les insomniaques férus de stèles.

Amis de la pierre taillée et des tournures administratives d'une autre époque, réjouissez-vous. Le réseau Tor nous a réservé une pépite d'érudition pure avec la mise à disposition d'un monument de la bibliographie sous le titre éloquent de « Select Inscriptions Bearing On Indian History And Civilization, Vol.1 ». Édité sous la direction éclairée de Dines Chandra Sircar et publié en 1942 par l'Université de Calcutta, ce recueil de 651 pages promet de transformer n'importe quelle soirée canapé en colloque d'archéologie védique.
Loin des turbulences des réseaux sociaux contemporains, cette archive numérique nous plonge dans le calme olympien des bibliothèques de Kolkata et de l'Uttarpara Jaykrishna Public Library. Le lecteur curieux y découvre une collection impressionnante d'inscriptions sur pilier et autres gravures historiques qui ont façonné le sous-continent indien. Avec une taille de fichier avoisinant les 1,1 gigaoctet, autant dire que votre connexion sécurisée va transpirer pour charger l'intégralité de ces témoignages épigraphiques millénaires.
La plateforme d'archivage nous rappelle avec ce genre de document que le Web profond sert aussi parfois à préserver des ouvrages que les librairies de quartier rechignent à stocker près de la caisse. On s'imagine mal un client s'emparer de ce volume massif pour le lire à la plage, mais l'objet possède ce charme suranné des grandes entreprises universitaires du milieu du XXe siècle. Les métadonnées impeccables et les balises Dublin Core nous confirment qu'on ne plaisante pas avec le catalogage de la pierre ancienne.
Alors, faut-il se ruer sur ce téléchargement au format PDF ou EPUB ? Disons que si votre passion pour l'histoire des civilisations anciennes n'égale que votre amour pour les polices de caractères d'époque, vous voilà paré pour des heures de lecture studieuse. Le Courrier de l'Oignon salue cette formidable capsule temporelle qui prouve une fois de plus que les secrets les mieux gardés du réseau caché sont parfois juste de vieux livres poussiéreux.


