573 pages de frissons victoriens pour vos soirées sans Wi-Fi
Le Courrier de l'Oignon a déniché un pavé victorien de 573 pages consacré aux revenants. De quoi hanter vos nuits avec élégance.

Si vous pensiez que le monde de l'oignon ténébreux ne servait qu'à échanger des recettes de soupe bizarres, détrompez-vous. Nos pérégrinations numériques nous ont menés tout droit vers un monument de la littérature spectrale : un recueil de 573 pages intitulé sobrement « Victorian and Edwardian ghost stories », hébergé bien au chaud sur les serveurs de l'Internet Archive. C'est le moment idéal pour réviser ses classiques entre deux frissons.
Ce pavé numérique, qui pèse tout de même son pesant de kilooctets avec ses 1,6 gigaoctets de données, rassemble la crème de la trouille du XIXe et du début du XXe siècle. On y croise du beau monde : Charles Dickens, Bram Stoker (oui, celui qui mord la nuit), Henry James ou encore Sheridan Le Fanu. visiblement, les auteurs de l'époque n'avaient pas grand-chose d'autre à faire l'hiver que d'imaginer des maisons hantées, des juges malveillants et des spectres marins.
Le site nous propose donc de feuilleter virtuellement cet énorme inventaire de la ectoplasmie littéraire. Entre le signalman soucieux et les poupées qui font des bruits bizarres, le lecteur moderne peut s'en donner à cœur joie sans craindre de croiser un véritable ectoplasme sur son palier. Un trésor d'archives aussi lourd qu'inutile pour le quotidien, mais délicieusement morbide.


