Du brouillard d'Oxford dans votre soupière numérique
Le Courrier de l'Oignon a extrait des brumes de l'Internet Archive une anthologie victorienne de détectives et de mystères. De quoi satisfaire les amateurs de crimes en corset et de moustaches cirées.

Parfois, le réseau Tor mène à des découvertes qui sentent bon le vieux papier et la naphtaline. C’est le cas de cette magnifique page exhumée des archives numériques, consacrée à une anthologie de nouvelles policières victoriennes rassemblées par Michael Cox. Publié initialement par Oxford University Press, cet ouvrage propose un voyage temporel tout droit vers le XIXe siècle, époque où l'on résolvait les crimes avec autant de méthode que de distinction.
Le sommaire donne le vertige à tout amateur de littérature de gare de l'époque victorienne. On y croise Edgar Allan Poe, Wilkie Collins, Arthur Conan Doyle ou encore Charles Dickens, s'exerçant à l'art délicat du cadavre exquis et du mystère en chambre close. Entre détectives amateurs, gentlemen cambrioleurs et enquêteurs psychiques, la collection ne manque pas de panache pour occuper vos longues soirées d'hiver loin de la lumière du soleil.
L'Internet Archive nous rappelle ainsi que le Web anonyme cache parfois des trésors d'une banalité académique réjouissante. Point de machination interplanétaire ici, juste trente et une histoires de crimes bien ficelés prêtes à être lues par des curieux en quête d'un peu de distance temporelle. De quoi réhabiliter l'enquête à l'ancienne, où le seul virus informatique connu était alors une bonne vieille pneumonie attrapée dans les bas-fonds de Londres.


