Quand un drone livre du poisson directement dans votre boîte aux lettres
Bienvenue sur le coin le plus absurde du web caché, où l'on invente des start-up de pêche par drone. Oubliez la canne à pêche et préparez-vous à recevoir du maquereau par la poste.

Sur le réseau Tor, il arrive parfois de tomber sur des projets personnels qui dépassent de loin la simple page de présentation. L'auteur d'un site assez singulier a décidé d'offrir au monde entier une vision révolutionnaire de l'art piscicole : le FishDrone. L'idée est simple sur le papier, mais délicieusement excessive dans son exécution. Pourquoi s'embêter à passer des heures au bord de l'eau, les bottes dans la boue et l'humidité matinale, quand on peut confier cette noble tâche à un drone volant équipé de ruban adhésif et de beaucoup d'optimisme ?
Le site détaille avec un sérieux désarmant ce concept de livraison de poissons directement dans votre allée ou votre boîte aux lettres. Les fondateurs de cette entreprise imaginaire expliquent fièrement avoir modernisé la pêche en fixant accidentellement des cannes à des aéronefs autonomes. Les clients n'ont plus qu'à choisir entre la formule « Surprise-moi » et des commandes personnalisées, tout en évitant soigneusement de réclamer des requins, dont la pêche au drone est visiblement proscrite pour des raisons évidentes de sécurité aérienne et dentaire.
Mais la grande ambition de cette start-up pas comme les autres ne s'arrête pas à la simple livraison de produits aquatiques. Le projet cherche également à lever la modique somme de cinq millions de dollars en fonds d'amorçage pour financer l'achat d'une flotte volante et assurer son matériel contre des menaces militaires étrangères. Le tout s'accompagne d'un club exclusif de fruits de mer exotiques et de tournois de drones où l'on espère attraper la légendaire botte mythique.
Ce genre de trouvaille rappelle que le web sombre sait aussi faire preuve d'autodérision et d'un sens de l'humour purement absurde. Loin des grands discours technologiques habituels, ce site ressemble surtout à la blague très élaborée d'un développeur qui a poussé sa passion un peu trop loin. Au Courrier de l'Oignon, nous saluons cette belle tranche de fantaisie numérique qui prouve qu'on peut coder pour le simple plaisir de faire sourire.


