Sherlock Holmes au placard : les quatre enquêtes que Conan Doyle voulait cacher
Le célèbre détective possède des aventures si bizarres qu'elles ont été bannies du canon officiel. Heureusement, Internet veille et préserve ces curiosités littéraires.

Tout le monde connaît le canon officiel de Sherlock Holmes, cette Sainte Trinité composée de quatre romans et de cinquante-six nouvelles. Mais saviez-vous que le père du détective, Sir Arthur Conan Doyle, s'est parfois égaré dans des contrées littéraires si singulières que ses propres textes ont été rejetés de la chronologie officielle ? C'est le grand mystère que nous dévoile une archive sonore exhumée des tréfonds du net, proposant l'écoute de quatre histoires aussi introuvables qu'intrigantes.
Prenez par exemple « The Field Bazaar », publié en 1896 dans un journal étudiant de l'Université d'Édimbourg. Écrit pour une collecte de fonds, ce texte très court est généralement considéré par les érudits comme une parodie. Holmes et Watson y devisent sagement au petit déjeuner, loin des brumes criminelles de Londres. Même constat pour « How Watson Learned the Trick », rédigé pour garnir la bibliothèque minuscule de la maison de poupée de la reine Mary dans les années 1920. Une conversation matinale de plus, exclue du canon car jugée trop légère.
Mais le clou du spectacle réside dans deux mystères ferroviaires de 1898, « The Lost Special » et « The Man with the Watches ». Dans ces nouvelles parues dans le Strand Magazine, des trains s'évanouissent ou cachent des cadavres, et un mystérieux enquêteur amateur résout l'affaire sans jamais être nommé par son créateur. Les critiques s'accordent à y voir notre détective favori sous couverture, jouant à cache-cache avec ses lecteurs.
Grâce aux bonnes fées de la lecture audio bénévole, ces curiosités littéraires oubliées reviennent hanter nos casques audio. De quoi relancer le débat sur ce que l'on s'empresse de mettre sous le tapis quand le maître de la déduction fait un peu trop d'excès de zèle parodique.


